La parabole de la chaise

Shalom bienaimé du Seigneur, ce jour j’ai la grâce de vous partager sur la bonté de notre Dieu à travers la parabole de la chaise.

Je suis soignante et j’ai pour habitude de prendre une douche après mon service; et ce soir-là, comme d’habitude, je suis allé à la cabine de douche que j’utilise et j’ai découvert que quelqu’un y avait déposé une chaise.

Mon incompréhension était grande et j’étais très agacé, mécontente de la présence de cette chaise dans un si minuscule endroit. Alors ma première réaction a été de prendre la chaise, de la mettre à l’extérieur, en me disant intérieurement que lorsque j’aurai terminé je la  mettrais le plus loin possible, hors des vestiaires pour ne pas que quelqu’un à l’idée encore de la remettre à cette place. Pour moi, elle était complètement inutile et en plus elle venait réduire mon espace dans cette cabine de douche qui est très petite.

Dès que j’ai terminé ce que j’avais à faire, j’ai récupéré mes affaires et j’ai remarqué que je n’avais pas accès à ma paire de lunettes que j’ai pour habitude de poser au-dessus de mon box de vestiaire. D’ordinaire cela ne me posait aucun problème, j’avais juste à tendre la main pour la récupérer. Visiblement ce soir là, ma paire de lunettes était beaucoup plus éloignée. Alors Je me suis mise sur la pointe des pieds, impossible d’y accéder.

J’ai fait le tour de la colonne de vestiaire, en prenant bien soin d’identifier le même box, histoire d’espère la retrouver plus loin impossible. J’ai sauté, j’ai tout fait, impossible…je me suis dit oh là là seigneur je suis en difficulté. Je ne suis pas Saint Joseph de Cupertino qui dans l’Eglise a la grâce de voler.

Le temps passait, mon inquiétude grandissait, et la situation était toujours sans issue. Je me suis dis alors Seigneur, au secours, fais quelque chose, j’ai besoin de toi. Et cela peut vous paraître normal, évident, mais dans l’instant, à aucun moment je n’ai pensé à la présence de la chaise. Et au cœur de mon agitation intérieure, lorsque au je me suis posé quelques secondes et que j’attendais que quelque chose se passe en me  tournant vers mon Dieu, là dans ce silence j’ai entendu comme un doux murmure  dans mon cœur qui me disait :  » la chaise » et à ce moment là j’ai répété en  moi-même « la chaise, la chaise »… j’ai couru récupérer la chaise et l’ai utilisé  pour pouvoir accéder à ma paire de lunettes. J’ai bénis le Seigneur, je lui ai rendu grâce, l’ai remercié et je me suis réjouis. Au cœur de cet effusion de joie, le Seigneur est venu m’enseigner sur le sens de cette expérience que je venais de vivre.

Le premier enseignement que j’ai compris et que je voudrais vous donner de sa part aujourd’hui c’est la nature du regard que nous portons sur les événements imprévus, sur les évènements qui viennent perturber note quotidien, qui viennent perturber nos habitudes. En faite, c’est l’imprévu de Dieu à l’épreuve de la forteresse que constituent nos habitudes . Très  souvent cet imprévu provoque le rejet parce que pour beaucoup nous sommes figés dans nos habitudes. Alors, quand Dieu dans sa bonté et sa volonté intervient dans nos quotidiens, nos habitudes et qu’il vient nous bousculer, nous ne sommes pas capables de le voir que c’est quelque chose de bon. Nous sommes tout de suite dans le rejet, le rejet de la chaise. Et pourtant cet imprévu est très souvent la solution aux problèmes et aux difficultés que nous avons.

La chaise qui était perçu comme problème, comme une difficulté au début de mon histoire, vous vous rendez bien compte qu’à la fin elle est  la solution, la réponse.

Voyez comment notre perception des événements est très souvent erroné, éloigné, elle n’est pas ajusté au regard de Dieu sur nos vies.  

Ce qui est magnifique et merveilleux, c’est que le Seigneur dans sa bonté avait vu  que je serai en difficulté ce jour-là,  et il a  prévu dans sa bonté  que quelqu’un pose cette chaîne dans mon environnement. Pourtant moi, je l’avais perçue comme quelque chose d’absurde, et au final, la chaise est devenue la solution au problème que j’ai eu. Que le nom du Seigneur soit béni !

Alors mon frère, ma sœur, vois-tu, la chaise a été le marchepied, le support par lequel j’ai accéder à suffisamment de hauteur pour atteindre ma paire de lunettes, pour atteindre la bénédiction. Et la chaise symbolise pour toi le marchepied, le support dont tu as besoin pour accéder à ta bénédiction.

Alors ce soir, j’aimerais qu’ à la lumière de ce partage, tu regardes ta vie parce que le Seigneur il y a déposé beaucoup de chaises et tu ne les a jamais perçu comme tel ;  la voilà, la révélation du Seigneur pour ta vie, aujourd’hui!

Des chaises, le Seigneur en a déposé beaucoup pour que tu puisses accéder à ta bénédiction et à ta grâce; mais as-tu le regard, le bon regard ?

Alors je t’invite ce soit bienaimé du Seigneur, pour toi qui vit une difficulté particulière comme une perte d’emploi ou qui est rétrogradé dans ton dans ton emploi et tu le vis comme un drame, aujourd’hui le Seigneur vient, et il te dit que cette situation peut-être une chaise pour toi parque ce moment d’absence de travail peut-être un temps utilisé pour te rapprocher de ton Dieu à travers la prière, la visite des sacrements, plus de prière, plus d’intimité avec le Seigneur

Pour toi qui es dans l’attente, qui demande au Seigneur la grâce de l’enfantement, ma sœur, mon frère, le seigneur vient de te dire que ce temps qui te paraît interminable, insupportable peut être la chaise dans ta vie parce qu’il forge en toi la vertu de  la patience dont tu auras besoin pour élever l’enfant qu’il te donnera en temps voulu.

Mon frère ma sœur qui est dans l’attente de l’époux, de l’épouse, aujourd’hui le Seigneur vient te dire que cette situation peut être aussi une chaise dans ta vie car il  vient faire de ton cœur capacité à aimer à travers la confiance et l’abandon pour celui ou celle qu’il te donnera un temps voulu.

En définitive bienaimé, nous voyons que, quel que soit les circonstances de nos vies, les événements que nous vivons, le Seigneur fait toute chose bonne pour nous. D’ailleurs il le dit dans sa Parole en  Jérémie chapitre 29 verset 11

« Oui, moi le Seigneur je connais les projets que je forme sur vous, je le déclare, ce ne sont pas des projets de malheur mais des projets de bonheur, je veux vous donner un avenir plein d’espérance. »

Sœur Marie-Cécile du Saint-Esprit, fm

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